Éditions

code EAN :
9782351220023


Parution : 22/03/2006
format 12,5x19
128 pages
13 euros
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Introduction au cinéma de Guy Debord et de l'avant-garde situationniste

Antoine Coppola

Première étude du contenu et de la technique révolutionnaires du cinéma de Guy Debord, illustrée de photographies en noir et blanc tirées de quelques films.

«Debord n'a pas voulu rénover le cinéma : qu'importe de libérer le cinéma quand les cinéastes vont y exprimer leurs sentiments d'esclaves? Il n'a pas voulu jouer le jeu de sa destruction non plus, ce n'est pas le spectacle de la destruction, mais la destruction du spectacle à laquelle il s'est attaché. Ce n'est donc pas de l'anti-cinéma (extension de l'anti-art Dada) mais un usage supérieur d'un cinéma conscient de son histoire et de ses fonctions dans le langage du pouvoir.»

(Nouvelle édition augmentée)

Presse :

On aurait ainsi envie de lier le livre lui-même à la pensée de Debord: si pour ce dernier, la forme a une importance primordiale, puisqu'elle doit être capable de remettre en question nos habitudes perceptives, acquises à travers une certaine société, on retrouve ici, avec la désynchronisation des images et du discours, ou avec l'objet livre lui-même qui propose en première de couverture une simple image noire, une forme qui, en plus de proposer une lecture éclairante et enthousiasmante, a le mérite d'interroger son public.
Marie Le Genissel - Il était une fois le cinéma

 

Extrait :

Le commentaire auto-réflexif sur le cinéma en général ou sur le film en cours s'adresse aussi aux spectateurs: dans La Société du Spectacle, alors qu'une harmonie semble naître de la répétition du ton de la voix, de la musique de Corrette et du défilement des plans, un carton interrompt la fascination hypnotique: «On pourrait trouver quelques valeurs cinématographiques à ce film si ce rythme se maintenait; et il ne se maintiendra pas.» La fascination hypnotique et l'acharnement du cinéma à masquer la réalité bricolée de ses artifices pratiques étaient aussi mis à mal lors de la reprojection du travelling manqué à la fin de Sur le passage…
Les sous-titres sont aussi utilisés comme des «notes de bas de page» auto-réflexives. Dans Sur le passage de quelques personnes…, le commentaire dit: «Toute expression artistique cohérente exprime déjà la cohérence du passé, la passivité. Il convient de détruire la mémoire dans l'art. De ruiner les conventions de sa communication».