Éditions

code EAN :
9782351220498


Parution : 20/01/2009
format 13x20
160 pages
15 euros
» Commander « retour
Email Facebook Twitter Google Plus

Homeless Story

FP Mény

À travers un récit éclaté où se mêlent intimement rébellion et autodérision, Homeless Story raconte l'errance, la galère, l'exclusion. Rencontres éphémères, amitiés boiteuses dessinent un portrait acide de notre société de l'indifférence. Et les retours sur l'enfance et l'adolescence du narrateur révèlent les premières blessures, ces cicatrices intimes dont on ne guérit pas.

Il s'agit d'un livre posthume: FP Mény a été retrouvé mort à 43 ans, en 2008, dans une grange où il s'était réfugié pour se protéger du mauvais temps, au bord de cette «route» avec laquelle il entretenait un rapport tellement passionnel, la maudissant pour le statut de déclassé où elle le cantonnait, la chérissant pour la liberté dont elle imprégnait son écriture.

FP Mény (1965 - 2008) a publié en 2005 White Trash Napoléon aux éditions du Quartanier et Conquête du désastre, en 2008, aux éditions Sulliver.

Presse :

Homeless Story est une «littérature à l'estomac», un coup de poing, que vous éluderez ou prendrez en plein cœur…
Anne Degommier - Lily et ses livres

FP Mény était un poète, un visionnaire aussi. Pour vivre "du mauvais côté des choses", il avait bien compris à quel point tôt ou tard le mur nous attendait, nous et nos modèles de vie. [...] l'humanité est à repenser autrement. Plus sociale, plus humaine, plus digne.
Marielle Lefebure - Critiques libres

Le style vif et intense surprend par son originalité et son inventivité pour donner un texte marquant, une approche totalement atypique de la littérature.
"Homeless Story" est un roman poignant et tout à fait original, un texte unique en son genre.

Marc Meneguz - Bibliotheca

Les critères littéraires classiques n'ont pas droit de cité, ici. C'est de l'écriture crue, sans détour ni fioriture, qui met à nue la dérive, la folie autant que la détresse et la révolte de son auteur. On est là sur un continent inconnu, ignoré par nous tous qui sommes si bien intégrés et rationnels : nous côtoyons parfois professionnellement le monde de la marge, des vagabonds et des déviances diverses et variées. Nous croyons le connaître, mais il nous échappe. Là, nous tenons l'occasion de le lire.
Jacques Trémintin - Lien social

 

Extrait :

– Le fait de vieillir sans avoir jamais rien fait pourrait s'apparenter à une sorte d'exploit personnel, mais pour notre génération vissée au No Futur et sustentée au RMI, ce n'est que la pierre angulaire, une marque de fabrique qu'on est pas près de revoir.
– Au bout du compte, pas de quoi crier venez voir. Le problème de vivre au jour le jour, c'est que quand tu regardes derrière, y'a rien, et un jour ou l'autre, tu finis bien par te retourner, alors là, c'est la claque et de deux choses l'une, ou bien tu réagis en espérant qu'il soit pas trop tard ou bien tu te défiles avec plein de connards qui t'amènent l'addition alors que t'as rien demandé et que t'es plutôt habitué à te barrer sans payer.
– Avoir jamais bossé, avoir jamais eu de logement, la vie de famille, n'en parlons pas, hors zone.
Il a tenté les arts martiaux, une séance n'a pas suffi à raviver son physique d'ablette, trop d'investissement.
– C'est trop naze ici et On s'en bat les couilles durant une putain de paye d'années nous ont servi de viatique avant de s'apercevoir qu'on avait les poches trouées.
– Dire qu'on peut se fier à notre entourage pour en quelque sorte savoir où on habite, et je te dis pas le travail. La marginalité, c'est possible jusqu'au bout, mais moi, je suis trop animé de forces contradictoires...