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Éditions Sulliver : actualité

Lectures du moment

Sous ce titre, on trouve désormais sur notre site une proposition de quelques titres. Nos dernières parutions, mais aussi des ouvrages liés soit à notre actualité, soit à l'actualité - politique, sociétale, citoyenne... - du monde dans lequel nous vivons.

Xavier Deville à Orcier le 14 avril

Dans le prolongement du Prix Lettres frontière, Xavier Deville sera présent le vendredi 14 avril à la médiathèque d'Orcier (Haute-Savoie).
Une rencontre organisée autour de son roman Melville Street, qui figurait dans la sélection 2016 du Prix.
http://www.sulliver.com/livre_xavier-deville-melville-street_9782351221532.htm

Rozenn Guilcher au Funiculaire, à Marseille, le 22 avril

Rozenn Guilcher donnera une lecture théâtralisée de textes de son récent recueil de nouvelles, Déshabiller nos solitudes, à la librairie-bar à vins Le Funiculaire, à Marseille, le samedi 22 avril de 17h à 19h.
Cette lecture a pour titre «Chant d’un pays de sable» et pour thème «l’exil» (le déracinement, l’errance). Elle sera suivie d’un débat.
Le Funiculaire, 17 rue Poggioli, 13006 Marseille (04 91 37 77 98).
http://www.sulliver.com/livre_rozenn-guilcher-deshabiller-nos-solitudes_9782351221617.htm

Sandrine Rotil-Tiefenbach: autour de "Grise", une vidéo sur YouTube

L'interview de Sandrine Rotil-Tiefenbach réalisée par Jean-Claude Caillette, dans le cadre de son émission Le Lire et Le Dire, sur Fréquence Paris Plurielle, a été artistiquement illustrée par l'auteure de Grise.
Cette vidéo en trois parties peut désormais être vue en totalité sur YouTube à l'adresse suivante:
https://www.youtube.com/watch?v=L1lZkvyFLRI&spfreload=5
http://www.sulliver.com/livre_sandrine-rotil-tiefenbach-grise_9782351221563.htm  

En préparation

Littérature :

Marc Jaffeux, Un déicide. Un soir, le narrateur entrevoit un malheur à venir. Pour conjurer cette prémonition, un second récit s’impose alors en amples respirations. Le premier n’en poursuit pas moins sa fatale progression et nous projette sur la scène d’un hôpital, théâtre d’une spoliation extrême. Puis dans la chambre du «créateur» lui-même, où s’affrontent l’écran d’une machine informatique et un «je» désormais d’une inquiétante inconsistance –conclusion du déicide. (Parution le 10 mai 2017.)

- Sandrine Rotil-Tiefenbach, Karma X. Une jeune femme fantasme sur un homme entrevu dans un bar. Le désir devient bientôt obsessionnel, et s’étend à tous les hommes… Entrecroisant dans son délire amoureux les fruits défendus de son imaginaire, les bribes d’une réalité magnifiée et des éclats de mémoire enfantine, la narratrice se joue de tous les tabous. Et dessine, sous couvert d’une confession intime, un authentique portrait du désir féminin universel.

- Yann Bourven, Beffroi. «Réalité-jour»: la sauvagerie marchande  gouverne le monde, s’appuyant sur la «Sainte Flibanque». Pour lui échapper, Alan Beffroi cherche refuge dans sa «Réalité-nuit»: dérive nocturne dans la ville, rencontres improbables… le «dérèglement». Sous les coups de boutoir de l’imaginaire, les réalités s’inversent, la nuit prend le pouvoir. Voici Beffroi en cavale avec un enfant halluciné dans un monde sens dessus dessous qui n’est peut-être que l’expression de sa propre tempête mentale...

Pourquoi la littérature

La tendance amorcée depuis quelques années se confirme: notre catalogue accorde de plus en plus de place à la collection Littératures actuelles. Sans délaisser totalement les sciences humaines, il nous semble en effet que la littérature est actuellement plus à même de dire un monde complexe et sa rencontre (ou ses collisions!) avec une nature humaine qui y cherche sa place.

Toujours d'actualité

«Une langue morte n’est pas seulement une langue qui n’est plus parlée, ni écrite, c’est aussi une langue rigide qui se mire avec satisfaction dans sa propre paralysie. Comme le langage étatique, censurant autant que censuré. Acharné à remplir ses devoirs de maintien de l’ordre, il n’a d’autre désir ou dessein que d’entretenir l’expansion enivrante de son narcissisme exclusif et souverain. Bien que moribond, un tel langage n’est pas sans effet, car il contrecarre activement le fonctionnement de l’esprit, esquive la conscience, étouffe le potentiel humain.»
Toni MORRISON

« On n’écrit de livre "digne" que: 1) si l’on pense que les livres sur le même sujet ou sur un sujet voisin tombent dans une sorte d’erreur globale (fonction polémique du livre) ; 2) si l’on pense que quelque chose d’essentiel a été oublié sur le sujet (fonction inventive) ; 3) si l’on estime être capable de créer un nouveau concept (fonction créatrice).
Gilles DELEUZE

«Les vrais écrivains sont toujours d’excellents lecteurs. Nous n’en avons connu aucun qui ne se soit d’abord passionné pour les livres de ses contemporains. Si l’on devait donner un conseil à de jeunes romanciers, ce serait de commencer par lire – mais ce qui s’appelle lire – les romans d’auteurs de leur génération. Ils ne devraient adresser leur manuscrit qu’à des éditeurs dont les choix précédents leur sont apparus proches des leurs.»
Jérôme LINDON

«Il y a dix mille façons de s’occuper de la vie et d’appartenir à son époque. Nous ne sommes pas pour que dans un monde désorganisé les intellectuels se livrent à la spéculation pure. Et la tour d’ivoire nous ne savons plus ce que c’est. Nous sommes pour que les intellectuels entrent eux aussi dans leur époque; mais nous ne pensons pas qu’ils puissent y entrer autrement qu’en lui faisant la guerre.»
Antonin ARTAUD