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Éditions Sulliver : actualité

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Brèves de conscience

Qu’est donc une femme? La putain qu'on vend? La vierge qu'on viole? L'égale qu'on ignore?... Un four? Un puits? Un corridor?... Un dedans ne vaut-il pas un dehors? Ou bien le repos du guerrier justifie-t-il toutes les meurtrissures intérieures?

L’être humain est double. Il aurait pu tirer avantage de cette propriété. Exalter sa gémellité, la ramifier… La femme est demeurée une annexe de l’homme. Accroché à son pénis de toute la force de ses biceps, le mâle de l’espèce a interdit la sortie de la grotte. L’histoire de la femme –la petite histoire– n’est qu’un long Moyen Âge. Qui remonte au Déluge.

Il me faut reconnecter dans ma tête cette prise mâle-femelle, elle pourrait me faire gagner d’une simple illumination quatre milliards de moi-même.

Toujours d'actualité

«Nous devrions bien entendu continuer à nous tracasser à propos du terme de littérature et à propos de la littérature elle-même en nous demandant ce qu’elle est et ce que nous en pensons. Et notre dépit sera encore grand, causé qu’il est par le manque de fiabilité de nos instruments critiques dont la littérature débordera toujours les filets.»
Ingeborg BACHMANN

«Pourquoi ont-ils l’esprit de clocher, si limité et si petit? Pourquoi réduisent-ils toujours tout, pourquoi sont-ils si fascinés par le détail, et si indifférents à l’ensemble? Pourquoi leur interprétation du mot critique consiste-t-elle toujours à chercher les défauts? Pourquoi considèrent-ils toujours les écrivains comme des concurrents entre eux, plutôt que des compléments les uns des autres? C’est simple, ils ont été dressés ainsi.»
Doris LESSING

«Si je suis qualifié pour donner un avis sur une œuvre de littérature? Bien sûr que oui, plus que tout autre. Pourquoi? Parce que la littérature (je veux dire celle qui sévit) je l’ai en aversion à un point sans doute exceptionnel. Les romans, les colloques et séminaires, les fines psychologies, le bon ton, le bel écrire, j’y suis allergique à un degré qui n’est pas croyable. Je suis avide mangeur d’éclosions crues et je ne me vois offrir que cuit et recuit, précuit, surbouilli, dragées cent fois sucées qui me laissent sur ma faim, je souffre de faim, c’est à peine si chaque trois ou quatre ans je trouve un petit repas à faire.»
Jean DUBUFFET